L' ECHASSE LANDAISE

Elle est composée de deux pièces de bois:

La jambe ou l'escasse, qui a donné échasse et l'étrier.

  La pièce de bois droite, que nous appellerons "échasse" pour simplifier, était taillée dans un bois léger, pour ne pas alourdir la marche. Le pin maritime était souvent employé puisque le berger la fabriquait lui même. il en existait pourtant en hêtre, en charme et pour celles de courses en peuplier, bois léger par excellence.

  Nous n'avons jamais entendu parler d'artisans fabricants d'échasses. Chaque homme avait plaisir à s'en façonner une. Travail fait à la plane ou même au couteau, outils permettant d'exécuter des arrondis. L'intérieur de l'échasse était plat, au moins à la partie supérieure, pour qu'elle tienne mieux à la jambe, alors que la partie extérieure était bombée.

  L'étrier ''l'ampaleyre'', appelé plus tard ''paouse pé'', où se posait le pied, bien façonné lui aussi et allegé au maximum, était tenu par des clous et plus tard par des boulons.

  Suivant la hauteur que l'on comptait donner à l'échasse, celà dependait aussi de la taille de l'homme, la partie inférieure de celle-ci était plus ou moins grande, mais la partie supérieure était sensiblement toujours la même, puisque le haut de l'échasse ne dépassait jamais le genou.

  Le bout de l'échasse (le pédié) qui posait à terre, était en corne de bovidé ou en bois dur (chêne), formant bague plus ou moins élargie à la base, suivant le terrain où circulait le berger.

   En décrivant cette partie, la question nous a toujours été posée: comment le berger qui, soi disant traversait les marais, n'enfoncait-il pas? En français, qui dit marais dit vase. Or le sol des landes n'est jamais ainsi fait. Le sable,  surtout aux endroits où l'eau stagne est dur, solide, compact, l'échasse n'enfonce pas

 

LES ATTACHES

  Restaient les deux parties en cuir faites par le bourrelier, il y en avait dans chaque village pour confectionner les courroies de joug et plus tard les harnachements.

  La courroie de l'étrier, "l'anère" était fixe,  dans l'exemple choisi, elle etait maintenue par des clous, dans d'autres par des tenons en bois. Une partie de la courroie passait à travers l'échasse pour s'accrocher à l'extérieur, mais il n'en était pas toujours ainsi. Dans les plus anciennes, l'anère de pied était faite d'une baguette de châtaigner qui avait l'avantage, une fois bander de ne pas s'aplatir comme le cuir et de pouvoir être chaussée rapidement.

  La courroie du haut, souvent libre, était faite en deux parties; 1) la courroie grasse, épaisse, solide, que l'on bouclait sous le genou. 2) Une plaque de même cuir, destinée à protéger l'extérieur de la jambe contre le frottement, car cette partie était la "travaillante".

  Pour aider à marcher, pour se relever ou pour s'asseoir, se poser serait plus exact, le berger possédait une perche, légère mais rigide munie elle aussi, d'un bout de corne à sa partie inférieure. Quand il gardait les moutons, en tricotant ou filant, il posait l'extrémité supérieure de son bâton sous ses fesses pour obtenir une position en triangle comme le fond nos chasseurs modernes avec leur canne spéciale dont la partie supérieure s'ouvre pour s'asseoir.

LES SABOTS

Chaussures de bois bien connues. Les documents sculptés permettent de constater que les paysans en portaient dès la fin du XII ème siècle

 

 

TYPOLOGIE

  Les échasses peuvent être classées parmi les objets qui permettent, en les chaussant, de s'élever du sol. Si nous les passons rapidement en revue, ils peuvent être destinés à:

- Protéger les pieds de l'humidité

- Obtenir une plus haute taille: Pour se faire voir, mieux voir, obtenir plus de majesté.

 

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Date de dernière mise à jour : 01/03/2013

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